Comme le dit l’adage « Money is in the list ». On connait plus que jamais l’importance de se constituer une bonne mailing list afin d’augmenter son potentiel de vente.
Mais la mailing list va-t-elle devenir aussi obsolète qu’une tablette de pierre?

 


 

Il devient de plus en plus fastidieux de gérer le mailing. Entre la rédaction, la personnalisation, la stratégie marketing à étudier, l’ensemble du processus de vente à mettre en place, le nettoyage des mails inopérants, la segmentation en différents groupes, la gestion des statistiques… Bref un vrai travail à part entière.
De plus elle présente toujours autant de risques d’erreurs non négligeables, comme tout marketing certes, mais il faut avouer que le format « newsletter » prête à de nombreux écueils : mal rédigée, envahissante, trop longue… Bref pas toujours au point.

Et puis de moins en moins de personnes sont enclins à adhérer à ce genre de démarche. Combien ont déjà éprouvé ce même sentiment d’envahissement que l’on a lorsque l’on ouvre sa boite à lettres, remplie à ras bord de prospectus qui iront droit à la poubelle?
De fait, les inscriptions aux mailing list baissent. En cause : le volume trop important de publicité et la peur de laisser un point de contact pour se retrouver spamé (55 à 95% du trafic total en 2015 sont des spams (1) ).

De part sa facilité et son immatérialité (pas besoin de papier, de crayon, de timbre, de temps d’expédition, pas de coût direct) le mail devient même un facteur de stress au travail. Pour les professionnels qui en reçoivent beaucoup, comme pour les particuliers – 39 emails reçus par jour en moyenne (1) – sans compter la procrastination et la perturbation dans la gestion des projets à plusieurs (je parle par expérience, rien de tel qu’une flopée de mails de tout le monde et dans tous les sens pour ne plus savoir où on en est).

 

Cependant, à l’heure où l’on parle « d’infobésité », 20% des utilisateurs professionnels reconnaissent que l’utilisation des réseaux sociaux permet de réduire le nombre de mails.
Justement, Facebook apporte la possibilité de créer des audiences de prospects sans réellement exploiter de mailing list même si, à la base, une liste de mails peut être utilisée lorsque l’on créer une publicité sur le réseau Facebook.
Le géant du réseau social permet même de créer des audiences sans avoir à renseigner quoique ce soit puisqu’il sait se baser sur la fréquentation ciblée de vos pages web et de votre profil.
Ajoutons Google qui désormais permet d’utiliser des notifications afin d’inciter un internaute à suivre les contenus marketing d’un site web, sans même devoir inscrire son adresse mail dans un formulaire. Il suffit de cliquer sur « oui » dans une petite fenêtre judicieusement placée sur le site en question.
Puis les outils qui permettent d’exploiter tout cela, tel que Wolfeo, qui saura utiliser votre audience de souscripteurs à vos notifications sans vous contraindre à la création d’une mailing list.

 

Enfin, avec la puissance des géants du web, de plus en plus capables de connaitre et comprendre les habitudes de chacun, ou encore la croissance des objets connectés, supports propices à la connaissance de nos habitudes mais aussi à la présentation de plus en plus de contenu, bref avec une exploitation de plus en plus intelligente des données, il est facile de se demander si l’on va un jour développer un marketing « intelligent », c’est à dire sans avoir à développer soi-même une stratégie de ciblage.

Si la réponse est oui (et la tendance est forte dans ce sens), alors il faudra se faire à l’idée que nos modes de consommation et d’information seront de plus en plus modelés par des algorithmes capables d’orienter nos décisions d’action.
La question est de savoir quelle éthique se cachera derrière tout cela, au delà de la simple incitation à la consommation, et quels seront les risques?

Même si à ce jour nous n’avons pas encore la publicité d’une marque de vêtement sur notre miroir de la salle de bain, simplement parce que l’hiver approche et que vous avez visité une boutique de vêtements, l’idée et la technologie sont déjà là pour le faire.

Bref, bienvenue dans le futur du marketing !

 

(1) Radicati Group, mars 2016

 


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